Réhabilitations chirurgicales

La chirurgie permet de restaurer le trouble maxillo-facial que le patient présente à l’aide d’autogreffe. Cela consiste schématiquement à prélever des tissus similaires (os, peau, muscle selon le besoin) dans une autre zone de l’organisme du patient pour combler la partie amputée.

Ce type d’intervention a le mérite d’être fixe et « permanente » contrairement à la prothèse qui reste généralement amovible. Généralement, lorsque cela est possible, la réhabilitation chirurgicale a lieu dans le même temps que la chirurgie d’exérèse. Sur le plan esthétique, les progrès de la chirurgie plastique réparatrice et de la microchirurgie permettent de diminuer les séquelles des interventions chirurgicales. (Source: fondation ARC pour la recherche sur le cancer).

Cependant, les reconstructions chirurgicales ne sont pas sans inconvénient et présentent certains risques opératoires et anesthésiques, notamment chez les malades ne présentant pas un état général compatible avec des interventions lourdes. De même, les conditions locales du site opératoire peuvent rendre impossible ou hasardeux les résultats de ce type de chirurgie reconstructrice ; comme par exemple la radiothérapie (cure de rayons X). Elles nécessitent également d’avoir un bon site de prélèvement « donneur » des tissus.

Cette chirurgie nécessite bien souvent un nombre répété d’opérations pour un résultat esthétique et fonctionnel satisfaisant mais difficile à prévoir et généralement non immédiat.

En dissimulant les pertes de substance, la chirurgie peut compliquer la surveillance du site opératoire susceptible d’être le siège d’une éventuelle récidive carcinologique.

Les chirurgies maxillo-faciales peuvent concerner plusieurs sièges : maxillaire et voûte palatine, voile du palais, paroi postérieure du pharynx, mandibule, nez, région occulo-palpébrale, oreille…

800px-Crane_humain_de_face

Anatomie des os de la face

 

Aller à la barre d’outils